« Heyy ! 👋🏾 Toi aussi te demandes pourquoi on l’appelle « l’or des femmes » ? 🤔
Allez ! C’est parti pour en découvrir plus sur cet or nommé beurre de karité.
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Beurre de Karité : Le Guide Complet
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Le beurre de karité est un produit que des millions de femmes en Afrique de l’Ouest utilisent depuis des millénaires sur leur peau, leurs cheveux, pour cuisiner, soigner leurs bébés et même imperméabiliser leurs maisons. Un seul produit. Quatre usages radicalement différents. Et des décennies plus tard, les cosmétologues des grandes marques de la beauté arrivent aux mêmes conclusions que ces femmes.
Si tu pensais déjà bien le connaître, cet article va te surprendre. Si tu le découvres, alors il va te surprendre aussi. A commencer par une question qui peut fâcher : Est-ce du vrai karité que tu as ?
Le beurre de karité, c’est quoi exactement ?
Le beurre de karité, ou shea butter, est une matière grasse végétale extraite des noix contenues dans les fruits de l’arbre à karité (Vitellaria paradoxa). Cet arbre pousse à l’état sauvage dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest et centrale, dans ce qu’on appelle la « ceinture du karité » : du Sénégal au Soudan, en passant par le Burkina Faso, le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Nigeria.
Donc avant de parler de routine beauté, parlons de cet arbre considéré comme sacré.
L’arbre à karité peut atteindre 15 mètres de haut, et vit environ deux siècles. Il faut 25 à 30 ans avant qu’il ne commence à produire des fruits, et sa pleine maturité productive n’est atteinte qu’à 50 ans. Autant dire que chaque arbre est une promesse faite aux générations suivantes.
Considéré comme « l’arbre de vie » dans les traditions locales, il était interdit de couper ou d’endommager, par quiconque, l’arbre à karité. Lorsqu’il poussait quelque part, on disait que cette terre était bénie. Son bois ne pouvait être utilisé que sur conseil d’un oracle, une fois l’arbre tombé seul. On en fabriquait des outils, des arcs, des instruments réservés aux cérémonies et aux nobles.
Avant de mourir, Sogoloun Kedjou, la mère de Soundiata Keïta (fondateur de l’Empire du Mali), donna à son fils trois formules secrètes à réciter sous un arbre de karité pour connaître son destin. Elle lui indiqua qu’en mangeant les fruits de l’arbre, il deviendrait l’un des rois les plus puissants d’Afrique de l’Ouest. Et c’est exactement ce qui se réalisa. L’arbre était donc non seulement nourricier, mais profondément lié aux destins royaux.
Aujourd’hui, l’espèce est classée « vulnérable » (VU) sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en raison de la déforestation, de la conversion des terres et des feux de brousse. Ce que ces femmes savaient naturellement depuis des siècles, c’est à dire protéger cet arbre, la science le recommande aujourd’hui.
Du Sénégal à l’Égypte ancienne : une histoire de 6 000 ans

Le nom français « karité » vient du wolof du Sénégal kaarite ou ghariti, lui-même emprunté au soninké xarite, qui signifie « beurre de karité ». En anglais, on l’appelle « shea butter » — du bambara shi yiri, « arbre à beurre ». En yoruba du Nigeria, il s’appelle Ori. Ces noms multiples racontent à eux seuls la profondeur de sa diffusion à travers le continent.
Des preuves archéologiques montrent l’existence de vergers de karité dans le nord du Burkina Faso depuis 1 000 ans, et il y a de plus en plus de raisons de penser que l’amande de karité était connue des anciens Égyptiens depuis plus de 6 000 ans.
Le géographe arabe Al-Umari, en 1348, décrivait déjà le karité comme un fruit dont le beurre servait aux populations natives à entretenir leur peau, à faire du savon, à brûler les torches et à blanchir les maisons. Le grand voyageur marocain Ibn Battuta le mentionne dans ses écrits au XIVe siècle, lors de son passage au Royaume Mandingue. Bien avant les grandes marques de cosmétiques, le beurre de karité avait déjà traversé des empires.
L’or des femmes, un héritage féminin ancestral




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