« Heyy ! 👋🏾 Quelque chose me dit que toi aussi tu es à la recherche d’un soin naturel, sain et efficace pour ta peau. Non ? 🤔
Allez ! c’est parti pour en découvrir plus sur ce savon noir africain,aussi appelé « African Black Soap ».
Contenu de l’article
Le Savon Noir Africain : Le Guide Complet (Bienfaits, Usage, Histoire)
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Parce que beaucoup en ont parlé, en quelques années, ce véritable trésor ancestral africain est devenu l’un des produits de beauté les plus recherchés en Europe. Et pourtant, des gens achètent encore des imitations ou n’en connaissent pas vraiment la provenance.
Dans cet article, on va tenter de tout remettre à plat. De l’histoire, la fabrication, aux vrais bienfaits (ceux qu’on peut défendre sérieusement), jusqu’aux précautions d’usage, et même quelques détails peu abordés ailleurs.
L’Héritage : Le génie des femmes Yoruba d’Afrique de l’Ouest

Le savon noir africain est un invention ancestrale africaine qui a traversée des générations avant d’arriver dans le top « produit tendance » de nos réseaux sociaux. Né en Afrique de l’Ouest, c’est une invention attribué au peuple Yoruba (originaire de l’actuel Nigéria).
« Ose Dudu » c’est vous parle ? C’est son nom en langue Yoruba, « ose » signifie « savon » et « dudu » signifie « noir ». Plutôt simple et efficace, non ? Pas si vite, on a aussi « Alata samina » comme nom utilisé au Ghana. Oui, le savon noir est aussi traditionnellement utilisé au Ghana, au Togo et au Benin (l’Afrique de l’Ouest quoi !)
Derrière ce savon, il y a toute une histoire de savoir‑faire et de génie féminin, une histoire de transmission de l’ingéniosité de femmes villageoises. À l’époque les femmes Yoruba occupaient un rôle central dans la transformation des produits agricoles en biens de commerce. Grâce à leur maîtrise de l’art de la saponification à froid (avant même l’invention des tensioactifs industriels), en utilisant uniquement ce que la nature leur offrait, elles allaient ensuite diffuser et introduire le savon noir à travers toute l’Afrique de l’Ouest.
Le mot « Alata Samina » a été inventé par les Ghanéens eux-mêmes pour désigner ce produit que leur apportaient ces commerçantes Yoruba venues du Nigeria. Les Ghanéens les surnommaient les **Alatas** (vendeuses de piment) et « Samina » signifie « savon » en dialecte Twi de la langue Akan. C’est ainsi qu’est littéralement né : le savon des vendeuses de piment
Le royaume d’Oyo, situé au Nigeria, a joué un rôle décisif dans la diffusion de ce savon à travers le continent. Plusieurs peuples se sont ensuite inspirés de l’Ose Dudu des Yoruba pour créer leur propre version avec les ingrédients disponibles localement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe aujourd’hui des variantes du savon noir au Togo, au Bénin, au Sénégal et même au Maroc ; chacune avec sa touche propre.
Le vrai savon noir africain, ça ressemble à quoi ?

Si vous vous attendez à un savon totalement noir et lisse, vous faites erreur. Visuellement, le savon noir africain authentique n’est pas vraiment noir. Sa couleur varie du beige clair au brun foncé, selon les ingrédients utilisés et la durée de fabrication. Il se présente sous forme de bloc solide, mais friable, à la texture irréguliere et légèrement granuleuse. Un côté granuleux qui fait justement son charme et lui donne son pouvoir exfoliant naturel.
Méfiez-vous donc des savons d’un noir parfait et brillant, vendus en packaging ultra-moderne avec une étiquette « savon noir africain ». Le vrai savon noir africain authentique est un produit artisanal, 100% naturel, à l’apparence parfois marbré et un peu friable. Dont la couleur et la texture varient naturellement selon les matières premières et la région de fabrication.
Le gage d’authenticité : il devient malléable au contact de l’eau, et reprend sa consistance une fois sec. C’est normal (et bon signe).
Comment le savon noir africain est-il fabriqué ?
Ce qui distingue vraiment le savon noir africain de tout ce que vous trouvez en grande surface, c’est son processus de fabrication. Un processus qui n’a pratiquement pas changé depuis des siècles.
Ce processus de fabrication artisanale se fait à base d’ingrédients végétaux.
On y retrouve généralement :
- cendres de pelures de bananes plantain
- cendres de cabosses de cacao
- beurre de karité
- huile de palme
- parfois huile de coco
Les feuilles de bananier plantain, les cabosses de cacao et les feuilles de palmier sont d’abord séchées au soleil pendant plusieurs jours, puis rôties dans un four en argile à température constante jusqu’à ce qu’elles se transforment en cendres. Ces cendres sont ensuite dissoutes dans l’eau pour en extraire la potasse végétale. C’est elle qui joue le rôle d’agent saponifiant naturel, à la place de la soude chimique utilisée dans les savons industriels.
Cette potasse est ensuite mélangée à chaud aux huiles végétales (karité, palme, coco, cacao selon la recette), puis travaillée à la main pendant des heures jusqu’à obtenir la consistance souhaitée. La pâte est laissée à reposer et à durcir, parfois plusieurs semaines, avant d’être découpée en blocs.
Le saviez-vous ? Des études scientifiques ont démontré que le savon noir africain présente des propriétés antimicrobiennes contre certaines bactéries et champignons communs sur la peau, dont *Staphylococcus aureus*, *Escherichia coli* et *Candida albicans*.
Une preuve ici que la tradition ne repose pas sur des « croyances » mais bien sur des connaissances ; Comme celle de la chimie naturelle.
De quoi est composé le savon noir africain ?

La composition varie selon l’artisan(e) et la région de production, mais voici les actifs que l’on retrouve le plus souvent, et pourquoi ils comptent :
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